On sort les guitares, et on dégaine les couteaux. Au rythme d’un monde qui part en vrille, The Young Gods adaptent leur fougue et frappent avec une énergie renouvelée. Dès les premières secondes d’« Appear Disappear », la guitare à six cordes déchire l’espace et montre les dents dans un hurlement électrique. Le trio est revenu à ses fondements les plus offensifs, à l’art du combat acoustique, qui n’est jamais superflu lorsque la guerre fait rage partout.
Rarement un album des Young Gods n’aura autant tiré parti de son époque. Un monde fait de conflits militaires, de surveillance généralisée et de drames intimes. Depuis sa création en 1985, le groupe a exploré des territoires musicaux où, en tant que pionniers, il a su allier l’urgence brute du rock à la puissance de l’électronique. « Appear Disappear » capture le cœur palpitant de cette musique. The Young Gods rendent hommage à leur propre histoire ainsi qu’à leurs influences de longue date, du rock psychédélique au post-punk. C’est un album de résistance, mais aussi – et surtout – un album d’amour. Un chant collectif, créé lors de sessions d’improvisation par le trio, plus soudé que jamais, et une ode de Franz Treichler à son épouse Heleen, décédée en 2023. L’amour crie et bouleverse tout.
Traduit avec DeepL