Musique

Robbie Williams : "Mes enfants m'ont sauvé"

17.11.2016 Par Flavia Schlittler
Drogues, chutes d'alcool et escapades sexuelles. Il est tombé bien bas et est revenu plus fort et en meilleure santé que jamais. Hier, Robbie Williams est venu à Zurich en visite éclair et a parlé de son nouveau vice, des fans suisses et de son nouvel album "Heavy Entertainment Show".

"Salut, chérie. On ne s'est pas déjà rencontrés ?" C'est par ces mots que la superstar Robbie Williams m'accueille dans le studio de télévision de Zurich. Son costume est noir, ses dents brillent d'un blanc de neige, sa poignée de main est ferme et il garde les yeux dans les yeux. Robbie est sans doute la célébrité la plus charmante que j'aie jamais rencontrée.
C'est comme un match à domicile pour vous d'être ici. Un beau come-back ?

Robbie Williams : Oui, beaucoup. Je n'ai que de bons souvenirs de la Suisse, je l'ai déjà montrée à ma merveilleuse épouse Ayda et à nos enfants Teddy et Charlie. J'adore être ici. Les gens sont extrêmement respectueux et gentils. Et cela indépendamment du fait que quelqu'un soit fan de moi ou non.
Trois ans après, votre 11e album "Heavy Entertainment Show" vient de sortir. L'une des chansons s'intitule "Motherfucker". A qui l'avez-vous dédiée ?

A mon fils Charlie.
Vous n'êtes pas sérieux !

Si (il rit de bon cœur). Quand ma fille Teddy est née il y a quatre ans, j'ai écrit pour elle la chanson "Go Gentle". Elle lui convient, c'est ma fille. Après la naissance de mon fils il y a deux ans, je me suis dit qu'il méritait lui aussi une chanson. Je me suis alors souvenu de ce que j'aurais aimé entendre à mon sujet quand j'avais douze ans. C'est l'image du bad boy. Je lui souhaite la même chose.
L'une de vos chansons s'intitule "Party Like A Russian". Quand avez-vous fait la fête comme un Russe pour la dernière fois ?

Dans la chanson, je chante que j'aimerais être un oligarque et ce que je ferais alors. En privé, je ne fais plus de fêtes depuis longtemps, mais je mange d'autant plus de chocolat (rires). Depuis quelques années, je ne bois plus d'alcool, je ne touche pas aux drogues fortes et, dans la mesure du possible, aux drogues douces.
Vous étiez autrefois au plus bas, avec en plus des dépressions et des crises de panique. Qu'est-ce qui vous a permis de vous rétablir ?

Mes enfants m'ont sauvée. Ils me donnent la possibilité d'assumer des responsabilités. Je n'aurais jamais cru que j'en étais capable. Pourtant, je le suis et je l'aime chaque jour. Ma famille donne un sens à ma vie et la rend plus riche qu'elle ne l'a jamais été.
Vous avez des problèmes de dos, vous êtes maintenant au début de votre "Heavy Entertainment Tour". Comment vous en sortez-vous ?

Je ne sais pas... Pour l'instant, on me fait des piqûres et ça va très bien. Je suis un amuseur et j'ai des idées. C'est d'ailleurs ce qui est indiqué dans mon passeport comme profession. J'ai d'abord été chanteur, puis auteur-compositeur et maintenant amuseur.
Ces dernières années, vous avez fait des expériences musicales, et maintenant vous chantez à nouveau de la pop et des ballades. Pour quelle raison ?

Parce que j'aimerais bien pouvoir à nouveau écrire et chanter la bande-son de la vie des gens. Je veux toucher les cœurs.
Tout à coup, vous êtes de retour, c'est comme un come-back pour nous.

Je n'ai jamais cessé de travailler. Mes concerts étaient plutôt à Abu Dhabi et à Riga qu'à Zurich (rires). Mon prochain album et même celui d'après sont déjà écrits, 80 chansons sont prêtes.
Votre voix est beaucoup plus puissante qu'il y a trois ans.

Je pense que c'est parce que je suis plus âgée et plus expérimentée. Avant, j'avais une voix parlée et chantée très aiguë, maintenant j'ai un timbre plus grave, ce qui me plaît beaucoup.
Vous avez votre studio chez vous. Quand travaillez-vous ?

En fait, toujours pendant la journée. Ensuite, mes enfants peuvent et doivent aussi entrer. Avant d'avoir des enfants, je travaillais toute la nuit. Depuis que je suis papa, c'est différent.

ROBBIE WILLIAMS
2.9.17, Stade du Letzigrund à Zurich
BILLETS

Traduit avec DeepL