Mais il voulait plus de rythme dans sa vie. Manillio a donc économisé de l'argent et a quitté son travail. Son plan ? D'abord terminer le deuxième album "Irgendwo". Puis passer à autre chose. Plusieurs concerts ont suivi. Et après les concerts ? Continuer à voir. Quelque part, entre faire de la musique et voir plus loin, Manillio a réussi à percer en Suisse. Il a été nominé aux "Swiss Music Awards" et a remporté l'"Energy Music Award". L'attention des médias et son public se sont élargis. Son troisième album "Kryptonit", sorti l'année dernière, a également livré le tube de l'été "Monbijou". Cette année, la version deluxe de son dernier disque est sortie avec cinq nouvelles chansons.
Sans inspiration, pas de musique, sans musique, pas d'argent
Chez Manillio, tout semble se dérouler de manière décontractée, si simple, si détendue. Et pourtant, il est perfectionniste. Il écrit lui-même tous les textes, rêve de ses chansons la nuit et est heureux lorsque le processus d'écriture est terminé. Son sens de la langue vient de la famille. Son défunt père était journaliste. C'est lui qui a emmené le jeune Manuel Liniger à son premier concert de rap. Une inspiration qui perdure encore aujourd'hui. Outre le hip-hop, des groupes comme Coldplay ont également influencé l'artiste. Son hobby est désormais son métier. "Avant, la musique était une échappatoire à la vie quotidienne", explique Manillio. "Aujourd'hui, elle est mon quotidien. Et bien sûr, la pression financière est venue s'y ajouter. Il faut s'y habituer fortement". Il n'a toutefois jamais regretté d'avoir fait le pas de l'indépendance. Et ses fans non plus.
Ils pourront bientôt fêter leur Manillio au "SLM Musik und Sport Festival" à Uster ZH. Neuf artistes, dont le groupe Karavann, feront vibrer la salle du Stadthof pendant 15 heures.
Cet article est d'abord paru dans le magazine Sonntagsblick.
MANILLIO - SLM FESTIVAL
02.09.17, salle du Stadthof à Uster
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