Dans la mère patrie du hockey sur glace, la concurrence est rude dès l'âge junior. Cela influence également le style de jeu du prochain adversaire de la Suisse en match test.
Le 28 février 2010, la terre tremble à Vancouver. La superstar de la NHL Sidney Crosby vient d'offrir au Canada la médaille d'or olympique en prolongation, justement contre son rival américain. Tout un pays exulte. Le taux d'audience à la télévision atteint 80 pour cent. Pour les jours à venir, les médias ne parleront que d'un seul sujet : la victoire olympique des Canadiens en hockey sur glace.
"Le hockey sur glace est dans l'ADN des Canadiens. Nous aimons ce sport", déclare Jan Alston,
ancien joueur professionnel de hockey sur glace canadien et actuel directeur sportif du HC
Lausanne. Au Canada, l'importance du hockey va même jusqu'à
que des enfants jouant au hockey sur glace sont représentés sur le billet de cinq dollars.
Ou encore le Premier ministre Justin Trudeau, qui porte ouvertement le maillot de son club favori.
Canadiens de Montréal.
Endurci par le froid canadien
"Même les plus petits sont fous de hockey", explique le natif de Granby, au Québec.
Alston. "Quand tu es petit, tu rentres de l'école, tu fais tes devoirs le plus vite possible.
tes devoirs, tu emportes tes patins et ta canne de hockey et tu sors pour faire du
jouer au hockey sur glace". Comme le dit poétiquement Bruce Kidd, ancien athlète olympique et
historien du sport à l'université de Toronto : "Dans un pays marqué par des
froid inéluctable et inhospitalier, le hockey sur glace est la danse de la vie, une
confirmation que nous sommes toujours en vie malgré le froid mortel". Le froid a toutefois un avantage
aussi un avantage. Il ne faut pas beaucoup plus que de l'eau, et on peut jouer au hockey sur n'importe quel
jouer au hockey sur glace dans une arrière-cour. En Suisse, cela n'est en général possible que dans les
possible dans les régions montagneuses, la partie la moins peuplée du pays.
Les plus jeunes hockeyeurs sont réunis dans "The Great White North", où même dans les
ligues juniors, il n'est pas rare de voir des moyennes de spectateurs allant jusqu'à 10 000 fans.
rêve : la NHL. Et bien sûr l'équipe nationale canadienne. Mais le chemin est difficile
est difficile, la concurrence est énorme. Il y a 442 163 juniors licenciés à la date d'aujourd'hui.
En comparaison, la Suisse en compte 14 382.